La taxe des émeutes annulée par l’extrême droite

Le projet de loi de finances pour 2026, initialement conçu pour instaurer une taxation spécifique sur les incidents urbains, a subi un revirement radical. Cette mesure, prétendument inspirée du système des catastrophes naturelles, visait à créer un fonds dédié pour couvrir les dommages causés par les troubles civils. Les assureurs devaient ainsi contribuer aux réparations des destructions provoquées lors de manifestations violentes. Cependant, l’initiative a été abandonnée après une pression politique croissante, mettant en lumière le débat sur la responsabilité collective face aux dégâts matériels.

L’évolution du texte soulève des questions sur les priorités budgétaires et l’approche des autorités face aux conflits sociaux. En écartant cette disposition, le gouvernement a choisi de ne pas charger les compagnies d’assurance pour gérer les conséquences des troubles publics, laissant une part plus importante à l’État ou aux citoyens directement touchés. Cette décision interroge sur les équilibres économiques et les mécanismes de solidarité en cas de crise.