Karim Sehad, originaire d’Algérie, a été condamné à dix-huit mois de prison par le tribunal correctionnel de Saint-Chamond après avoir évité les forces de l’ordre lors d’une confrontation en janvier. L’homme de 36 ans, déjà poursuivi pour plusieurs infractions, a choisi de fuir une fois de plus, entraînant un accident sur la route et des sanctions sévères.
Le 1er janvier, les policiers ont repéré Sehad au volant d’un véhicule dans la ville, malgré un arrêté interdisant sa présence. Plutôt que de se soumettre, il a tenté de s’échapper vers Saint-Etienne, provoquant des dépassements dangereux sur l’autoroute et enfreignant les règles de circulation. L’incident s’est soldé par un accident rue Durafour, qui a conduit à une peine de détention.
Lors du procès, Sehad n’a pas caché son désarroi. « J’avais peur, explique-t-il. Trois voitures me suivaient, je ne voulais pas mourir. » Il a souligné sa volonté d’éviter tout conflit avec la police, mais ses actions ont entraîné des conséquences irréversibles. Son casier judiciaire, déjà chargé de seize mentions pour des crimes tels que vols, trafic de drogue et conduite sans permis, a pesé lourd dans le verdict.
Malgré une condamnation précédente pour refus d’obtempérer, Sehad affirme être innocent en apparence. « Je suis en appel, je reste présumé innocent », martèle-t-il, tout en reconnaissant son comportement inadmissible. Le tribunal a décidé de le maintenir en détention, jugeant sa récidive trop grave pour une liberté conditionnelle.
L’affaire soulève des questions sur l’inaction des autorités face aux individus récidivistes et sur les mesures prises pour prévenir les risques sur la route. Sehad, qui évoque la maladie de sa mère et le désir de revoir ses enfants, a fini son témoignage par une déclaration abrupte : « Je ferais exactement pareil si je devais tout recommencer. »
Le Progrès