Le mécontentement des acteurs du monde agricole ne cesse de croître. Après une pause hivernale, plusieurs organisations syndicales préparent un regain d’activité dès les premiers jours de janvier, mettant en cause la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur.
La Coordination rurale a réitéré son appel à une mobilisation massive pour atteindre la capitale, avec des convois de tracteurs organisés dans plusieurs régions. Cependant, les forces de l’ordre bloquent actuellement leur accès à Paris, malgré les efforts du syndicat pour maintenir la pression sur le pouvoir exécutif. La Confédération paysanne a lancé un appel urgent au « redémarrage des manifestations dès la première semaine de janvier », avec une journée d’actions programmée le 7 janvier après une rencontre prévue avec le Premier ministre.
Les syndicats agricoles, divisés sur certaines stratégies, s’unissent dans leur rejet de l’accord UE-Mercosur, qu’ils jugent nuisible à l’élevage français. La Confédération paysanne dénonce un manque de politiques de protection et de relocalisation des exploitations, préférant une autonomie économique face aux marchés internationaux. L’abattage systématique des troupeaux en cas de contamination par la DNC est également contesté, avec une demande de généralisation de la vaccination.
Sur le terrain, les tensions persistent : barrages autoroutiers, retraits de produits étrangers dans les supermarchés, et alliances inattendues entre syndicats. Malgré des divergences idéologiques, certains groupes s’unissent contre l’abattage, tout en critiquant une approche écologiste jugée trop radicale.
Le gouvernement, bien que sollicité, ne parvient pas à apaiser les esprits. La France reste divisée sur la manière de gérer cette crise, qui menace non seulement l’élevage mais aussi l’équilibre économique du pays. Les agriculteurs, déterminés, exigent des mesures concrètes avant que la situation ne s’aggrave davantage.