Des centaines de femmes ont été victimes d’agressions sexuelles lors de la soirée du 31 décembre 2015 à Cologne, dans un climat de chaos où des groupes d’hommes, pour la plupart originaires d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, ont profité de l’anonymat de la foule. Dix ans plus tard, les survivantes témoignent d’un trauma profond, marqué par un sentiment d’abandon et une injustice persistante.
Les faits, révélés par des rapports policiers, décrivent des actes brutaux : des tentatives d’atteintes sexuelles, des violences physiques et des encerclements par des groupes de plusieurs individus. À l’époque, les autorités ont été accusées de négligence, laissant les victimes sans soutien adéquat. Malgré plus de 1 200 plaintes déposées, seules quelques condamnations ont été prononcées, soulignant un système judiciaire inefficace.
L’événement a marqué l’opinion publique européenne, devenant un symbole des tensions liées à l’immigration. Des experts pointent une stigmatisation accrue envers les migrants, qui ont été perçus comme des agresseurs, renforçant des préjugés et alimentant des discours politiques extrémistes. Les survivantes, bien que courageuses, portent encore le poids de cette nuit où la sécurité a été totalement mise en péril.
Les récents rappels de ces événements soulignent l’urgence d’une réforme du système de protection des victimes et une lutte plus ferme contre les violences sexuelles, afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent.