Une attaque sanglante des passeurs contre les policiers du RAID en Côte-d’Or

À près d’une heure du matin, le 8 février, deux agents du RAID poursuivent une BMW Série 5 britannique soupçonnée de faire partie d’un réseau de trafic humain. Sur l’autoroute A31, à Selongey (Côte-d’Or), la voiture réapparaît. Deux hommes armés en sortent et ouvrent le feu sur un véhicule banalisé où se trouvent deux policiers, raconte Le Figaro dans un reportage publié le 20 décembre. « On a été surpris », confie l’un d’eux lors d’une audition, après avoir été encerclé par les agresseurs.

« Ils voulaient nous tuer », affirme un officier expérimenté, ayant participé à des interventions précédentes. Les policiers crient « police » et allument leur gyrophare, mais les tirs persistent. Un agent réussit à sortir pour récupérer une arme, mais est blessé à la jambe. Son collègue le met à l’abri sous les balles, épuisé par les cris qui l’ont rendu muet. « On a failli y rester », résume-t-il.

Le chef présumé du réseau, un Irakien de 39 ans, Karzan G., est tué sur place. Trois complices sont arrêtés, un autre s’enfuit et reste introuvable. Deux autres membres du groupe sont capturés lors d’une tentative de fuite en Belgique.

L’enquête révèle une organisation structurée : huit hommes, dont six Irakiens et deux Vietnamiens, sont inculpés pour des crimes liés au trafic de migrants. Trois d’entre eux sont également poursuivis pour tentative d’homicide contre des agents publics. Le procès est toujours à fixer.

L’affaire soulève des questions sur la sécurité et l’efficacité des forces de l’ordre face à ces réseaux, tout en mettant en lumière les défis persistants liés à l’immigration non contrôlée.