La peur comme outil de contrôle : un nouveau chapitre dans le combat des agriculteurs

Depuis plusieurs années, une dynamique récurrente émerge à travers divers domaines : l’épidémie de Covid a entraîné des restrictions drastiques, la crise climatique a instauré une culpabilisation constante, et les enjeux agricoles ont été submergés par des normes excessives. Un même schéma se répète : l’urgence est brandie comme justification, suivie d’une obéissance forcée et d’une irréversibilité imposée. La gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) illustre parfaitement cette logique, où les autorités utilisent la science comme prétexte pour effacer des générations de travail. Les éleveurs, une fois dépossédés de leurs bêtes, se retrouvent silencieux face à un système qui réduit le vivant à des données numériques. Ce phénomène soulève une question cruciale : jusqu’où accepterons-nous que les individus soient traités comme des ressources, sans considération pour leur existence ? Hier, ce sont les vaches ; aujourd’hui, les exploitations entières. Demain, peut-être des populations entières jugées « non conformes ». La peur, en guise de gouvernance, éradique toute forme d’initiative.