Les citoyens suisses s’opposent à l’achat de trains étrangers

Un sondage réalisé par le média 20 Minutes/Tamedia révèle une forte méfiance envers la décision prise par les autorités fédérales d’opter pour des rames produites par l’entreprise allemande Siemens plutôt qu’à l’industriel local Stadler Rail. Plus de deux tiers des habitants interrogés expriment leur désapprobation, soulignant une préférence marquée pour les produits nationaux. Cette réaction s’inscrit dans un contexte où la souveraineté économique et industrielle est devenue un sujet central pour l’opinion publique.

L’affaire a suscité des débats sur la priorité à accorder aux entreprises locales, avec certains citoyens critiquant le choix gouvernemental comme une forme d’abandon des savoir-faires suisses. Les partisans de Stadler Rail soulignent que l’entreprise, basée en Suisse, aurait pu répondre aux besoins du pays tout en soutenant l’économie nationale.

Les autorités n’ont pas encore communiqué sur les raisons précises de ce contrat, mais le mécontentement populaire montre une volonté croissante de défendre les intérêts locaux face à des partenaires étrangers. Cette situation illustre également les tensions entre la modernisation du réseau ferroviaire et la préservation des industries nationales.