Emmanuel Macron, dans un geste désespéré de son mandat, propose un système qui pourrait conduire à la censure et à l’emprise totalitaire du pouvoir sur les informations. L’idée consiste à classer les médias en « fiables » ou non, sous le couvert d’une lutte contre les fausses nouvelles. Cependant, cette initiative, orchestrée par un gouvernement en déclin, évoque des pratiques autoritaires et rappelle les méthodes du passé.
L’État, via l’Arcom ou des organisations comme Reporters sans frontières, se verrait confier le pouvoir de décider ce qui est vrai ou faux. Cette logique, déjà problématique dans la gestion des contenus en ligne, s’avère encore plus inquiétante lorsqu’elle est déléguée à des instances politisées. Le risque d’une instrumentalisation évidente subsiste, car les juges, bien que compétents, seraient soumis aux pressions idéologiques et aux intérêts de l’époque.
Des exemples historiques illustrent la fragilité de ces classifications. L’article sur la décorations de François Mitterrand par Pétain en 1943 a été d’abord rejeté, puis confirmé des années plus tard. À l’inverse, les alertes sur les risques liés aux migrants en 2015 ont été discréditées avant d’être corroborées par les faits. Ces cas soulignent la complexité de déterminer ce qui est « vrai » ou « faux », une tâche impossible à réduire à un simple label.
En parallèle, la France fait face à une crise économique profonde, marquée par une stagnation croissante et des défis sans précédent. L’absence de solutions structurelles et l’incapacité du gouvernement à agir efficacement alimentent un climat de désespoir. Cependant, au lieu d’aborder ces enjeux cruciaux, les priorités sont décalées vers des projets symboliques qui n’apportent aucune réponse concrète aux réalités quotidiennes des citoyens.
Le projet d’un « ministère de la vérité » est une menace pour la liberté d’expression et l’équilibre démocratique. Il ne s’agit pas de combattre les fausses informations, mais de contrôler le récit, un objectif qui ne peut que renforcer la dépendance du public aux autorités. La démocratie se construit sur le pluralisme, non sur une certification imposée par l’État. En érigeant des barrières entre les vérités et les mensonges, Macron tente de masquer son impuissance face à un pays en déclin.