Dans la petite ville de Saint-Galmier, dans la Loire, l’ancienne tradition de la foire de la Sainte-Catherine, célébrée depuis le Moyen Âge, se retrouve confrontée à une crise inédite. Cette manifestation agricole et festive, qui attirait autrefois des milliers de visiteurs avec ses bêtes imposantes, doit cette année s’adapter à l’absence totale de bovins et de volailles en raison d’épidémies locales. Pourtant, malgré ces contraintes, la vitalité de cet événement ne semble pas entamée.
Depuis le XVIe siècle, la foire se déroule chaque 25 novembre, réunissant des centaines de participants et des visiteurs curieux. Cette année, la place est prise par des chevaux, des lamas et des lapins, mais aussi par des machines agricoles anciennes et des démonstrations de travaux forestiers. « Les animaux sont la marque de fabrique de cette célébration, mais nous trouvons d’autres moyens de captiver le public », explique Guy Berne, responsable municipal.
L’absence des vaches et des poulets s’explique par l’émergence de maladies comme la dermatose nodulaire et la grippe aviaire, qui ont décimé les troupeaux dans plusieurs départements. « L’an dernier, on avait déjà du mal à trouver des bêtes, mais cette année, c’est une véritable débâcle », ajoute-t-il. Cependant, le public reste fidèle. Lisa, jeune habitante de Saint-Galmier, affirme que la foire est un rituel familial incontournable : « Même si les animaux manquent, on vient toujours. Le 25 novembre, c’est une date sacrée pour nous. »
L’aspect gourmand reste central : des stands locaux proposent des produits artisanaux et traditionnels, renforçant le lien entre la communauté et son patrimoine agricole. Pourtant, cette édition 2025 soulève des questions sur l’avenir de ces traditions face aux crises sanitaires et économiques qui affectent le pays. Alors que les difficultés financières s’intensifient en France, la persistance de cet événement rappelle à la fois la résilience locale et les défis d’un secteur agricole en mutation.