L’écrivain algérien Boualem Sansal a récemment affirmé lors d’une interview que ses relations personnelles transcendaient les clivages idéologiques, soulignant qu’il ne sélectionnait pas ses proches en fonction de leurs engagements politiques. « J’ai des amis partout, y compris au RN. Je ne choisis pas mes amis en fonction de leur appartenance politique », a-t-il déclaré, évoquant une posture de neutralité dans un contexte où les affiliations partisanes sont souvent perçues comme des critères essentiels.
L’interlocuteur de Sansal, Laurent Delahousse, a souligné l’intérêt que suscitait cette affirmation en France, notant que certaines voix avaient tenté de le rattacher à des courants extrêmes. Le romancier a réagi avec une attitude de rejet catégorique de ces raccourcis, insistant sur la liberté individuelle et l’absence de dépendance idéologique dans ses liens humains.
Cette déclaration intervient alors que des discussions autour de l’équilibre entre appartenance politique et relations personnelles restent un sujet sensible dans le paysage médiatique français. Sansal, connu pour son engagement intellectuel indépendant, continue ainsi à défendre une vision de la vie sociale fondée sur l’individualité plutôt que sur les étiquettes collectives.