Texte : Le caporal Jimmy Gosselin, membre du 7e bataillon de chasseurs alpins (7e BCA), a disparu lors d’une opération en Guyane. Il participait à une mission de lutte contre l’extraction illégale d’or dans le département français d’Amérique du Sud. Lundi 3 novembre, le caporal âgé de 24 ans a disparu et les réactions immédiates de la patrouille n’ont malheureusement pas permis de le localiser. Le ministère des Armées a indiqué que l’opération Harpie a été menée en vue d’une patrouille réalisant un « franchissement en eaux vives » dans le cadre de la lutte contre l’extraction illégale d’or. Les forces armées en Guyane ont entrepris des recherches avec des moyens terrestres, fluviaux et aériens. Le corps a été retrouvé sans vie après 21 heures de fouilles. Une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer les circonstances du drame. Le caporal Gosselin avait débuté le 25 septembre une mission qui devait durer quatre mois au sein du 9e régiment d’infanterie de marine (9e RIMa), stationné à Cayenne. « S’inclinant avec une profonde tristesse devant la mémoire de ce militaire mort en opération », la ministre des Armées Catherine Vautrin « s’associe à la douleur de sa famille, de ses proches et de ses frères d’armes », indique le communiqué de ses services. « Je salue l’engagement du caporal Jimmy Gosselin », a écrit le Général d’armée Pierre Schill, chef d’état-major de l’armée de Terre sur X. « Au nom de l’armée de terres, j’exprime toute ma compassion à sa famille, ses proches et ses camarades du 7e BCA. » Le caporal Gosselin faisait partie de la 3e compagnie de combat du 7e bataillon de chasseurs alpins. Il était engagé depuis 2021 et « s’était rapidement distingué par son professionnalisme, son engagement sans faille et ses remarquables qualités humaines ». Le caporal avait également participé à l’opération Sentinelle et pris part à l’exercice international Mountain Training Exercise aux Etats-Unis. D’après le 7e BCA, il faisait également partie « des tout premiers télépilotes drone » formés au sein de l’unité. « Le caporal Gosselin nous quitte bien trop tôt. Nos pensées vont vers sa compagne, sa famille et tous ses proches auxquels nous adressons nos plus sincères condoléances ». En mai dernier, un sergent de 27 ans mobilisé sur un poste du fleuve Mana, dans l’ouest de la Guyane, était déjà tombé à l’eau. Son corps avait été retrouvé sans vie le 19 mai. Selon le ministère de l’Intérieur, environ 1 000 missions sont menées chaque année pour enrayer l’orpaillage clandestin, fléau qui sévit depuis 30 ans en Guyane.
Un soldat français décède en Guyane lors d’une opération contre l’extraction illégale d’or