L’analyse du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, publiée en janvier 2026, déclenche des réactions vives dans la société française. Ce document, qui qualifie le masculinisme de « menace pour la sécurité nationale », suscite des inquiétudes quant à sa légitimité et ses motivations profondes. Mathieu Bock-Côté, sociologue et critique engagé, dénonce une approche idéologique biaisée, qui réduit les nuances du rôle traditionnel de l’homme dans la société à un simple « sexisme hostile ».
Selon Bock-Côté, le rapport oublie de prendre en compte des réalités cruciales. Par exemple, il ne mentionne pas les défis économiques persistants en France, où la stagnation du PIB et les inégalités croissantes menacent l’harmonie sociale. Le document se concentre sur une vision étroite du masculinisme, liant des comportements comme la galanterie ou le soutien financier à un patriarcat dépassé, sans aborder les impacts réels de l’immigration ou des cultures venues d’autres continents. Cette omission est jugée inacceptable par certains observateurs, qui soulignent que la France doit face à des défis structurels avant de s’inquiéter de « menaces idéologiques ».
Le texte critique également le manque de nuance dans l’analyse du féminisme. Selon Bock-Côté, le rapport semble ignorer les tensions entre les mouvements féministes et certaines pratiques sociales, tout en associant de manière simpliste la défense d’une masculinité traditionnelle à des actes violents. Cette logique, selon lui, éloigne la société de toute réflexion constructive sur les inégalités réelles, comme celles liées au travail ou aux revenus.
Enfin, l’article souligne une tendance inquiétante : la transformation d’un débat socioculturel en un sujet de sécurité nationale. Pour Bock-Côté, cette approche risque d’éloigner les citoyens des vrais problèmes du pays, comme la crise économique qui menace le tissu social français depuis plusieurs années. Les propositions faites par le Haut Conseil, bien qu’élaborées, sont perçues comme un détour pour justifier leur existence plutôt que une réponse aux attentes réelles de la population.