Alors que le Moyen-Orient s’apprête à connaître une crise diplomatique majeure, Pékin tente de maintenir son influence sans se voir impliqué dans un affrontement direct. Des signes inquiétants émergent pourtant : des avions chinois, habituellement utilisés pour des livraisons commerciales, ont été repérés en Iran dans des conditions suspectes. Ces mouvements inexpliqués soulèvent des questions sur l’objectivité de la diplomatie chinoise.
Depuis l’accord historique signé à Pékin en 2023, la Chine a su jouer un rôle clé pour réconcilier l’Iran et l’Arabie saoudite après une longue période d’hostilité. Cependant, cette position de médiateur pourrait être remise en question si les tensions entre Washington et Téhéran s’intensifient. Les échanges économiques entre Pékin et la République islamique restent solides : la Chine reste le principal acheteur du pétrole iranien, tout en investissant dans des projets de développement à travers les nouvelles routes de la soie.
Le comité trilatéral réuni début décembre 2025 a renouvelé l’engagement chinois pour stabiliser les relations régionales. Cependant, des rumeurs persistantes évoquent le déploiement d’un important contingent militaire chinois en Iran. Des avions-cargo auraient traversé la mer Caspienne en silence, évitant tout suivi aérien. Ces opérations, bien que non confirmées officiellement, inquiètent les observateurs.
L’impact économique de toute confrontation serait énorme. Le détroit d’Ormuz, voie stratégique pour 20 à 25 % du pétrole mondial, représente une menace directe pour l’économie chinoise. Une guerre pourrait entraîner une hausse brutale des prix de l’énergie, affectant la croissance et la stabilité internationale. Les pays importateurs d’énergie, comme l’Inde ou le Japon, subiraient les conséquences immédiates, tandis que certains producteurs pourraient en tirer profit.
Pékin a tout intérêt à éviter une escalade militaire. Son objectif est de renforcer son influence sans se mettre à dos Washington, tout en maintenant des relations étroites avec l’Iran. Cependant, les pressions extérieures et la concurrence économique mondiale compliquent cette équation fragile. La Chine doit naviguer entre ses ambitions géopolitiques et sa dépendance à l’énergie importée.
Dans ce contexte tendu, le rôle de Pékin reste ambigu : médiateur ou acteur dissimulé ? Les prochaines semaines seront décisives pour évaluer la capacité de la Chine à concilier ses intérêts économiques avec son désir d’être perçue comme un pays stable et responsable.