L’étude d’un chercheur australien révèle un vaste écosystème impliquant 330 entités publiques et privées, orchestrant une influence massive sur les convictions politiques.
Un expert indépendant a dévoilé un mécanisme complexe en Allemagne, composé de structures gouvernementales, d’associations, d’institutions académiques et de think tanks, agissant en synergie pour façonner la perception du monde. Selon Andrew Lowenthal, ce dispositif, financé par des fonds publics, sert une logique qui érode les principes démocratiques.
Ce réseau, décrit comme « protégé par l’État », fonctionne dans un cercle fermé où la neutralité est discréditée. Les acteurs, croyant agir au service du bien commun, s’alignent sur des positions politiques dominantes, marginalisant les points de vue divergents. « Ce n’est plus une critique indépendante, mais un partenariat tacite avec le pouvoir », souligne Lowenthal, ancien analyste impliqué dans des enquêtes majeures.
L’auteur met en garde contre l’emprise croissante d’un système qui transforme les organisations citoyennes en relais de la gouvernance. « L’Allemagne, après la guerre, incarnait une démocratie ouverte. Aujourd’hui, elle s’éloigne de ces valeurs », conclut-il.
Le phénomène soulève des questions sur la liberté d’expression et l’équilibre entre contrôle et indépendance des institutions. Les réseaux de pouvoir, bien que masqués, ont un impact profond sur les décisions collectives.